‹ Œuvres de Coquillart (volume 2)Chapitre 3 sur 374 · AusshAl voili · texte numérisé non relu

AusshAl voili

7. Le mot assez joyeui de mon cousin appliqué au let s'explique par la composition de la garde bourwiie. Chaque maistie de métier devoir, dani le prîn~

Plaidoyer. ij

Tantost de brouér » le terrien.

« Qui a ce fait * ? — Je n'en sçay riens ? :

Quelque Lorans, maistre Pierre,

Maistre Olivier, ou maistre Jehan.

— Qu'il soit prins, que on l'envoie querre ;

On le labourra comme terre 4. »

Posé que aultruy l'ait faict ou non,

Foncés J. Il en avoit la guerre ^ :

Eschecq à l'huys, c'est fait, c'est mon?.

cipe, tant de jours de guet par année. Notre cousin le guet , notre cousin qui monte la garde aujourd'hui , pouvoit se rencontrer fréquemment dans les conversations de la bourgeoisie, et notre cousin le gay n*étoit pas un ca~. lembour à dédaigner aux jours des bonnes fêtes.

1 . Ce mot se retrouve souvent dans le Jargon de Villon (bal. I, 4, (). Il semble y avoir le sens de courir sur, mener, fuir, tandis que le mot en trouer ou rembrouer parott signifier être arrêté, être saisi. Brouer le terrien seroit ici courir sur le terrain, se sauver. Peut-être cette locution signifie-t-elle, dans son sens plus propre, écraser les mottes de tene ; le sens de fuir est, en tous cas, vraisembUUe.

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