‹ Œuvres de Coquillart (volume 2)Chapitre 40 sur 374 · Par le serment que j'ai prêté pour être avocat · texte numérisé non relu

Par le serment que j'ai prêté pour être avocat

40 CO<tUILLART.

Car je cuide que ce Mignon

A fait souventesfois foiye

Comme ung auitre ; et pourquoy non !

Ainsy donc, c'est abusion

De s'en dire, comme je croy,

Estre en bonne possession.

Autant en dige quant à moy ^ ;

Et allègue raison pour quoy :

} 'en ay usé , j'en ay jouy ,

Je ne scés ' qui , je ne scés quoy ^,

Par ung, deux, trois, quatre ans; ouy4.

D'aultre part , vecy que je dis :

Prenés qu'elle l'eust possidé, Combien que je crois que nenny, Toutesfois, ce presuposé.

Il me semble que s'a esté Secrettement y par voye oblicque;

u J'en dis autant pour moi, c'est-à-dire que je ne le possède pas, Moi , selon l'usage des avocats, qui se mettent facilement au lieu et place des inculpés pour lesquels ils plaident ; moi^ c'est la Rusée.

Page 1