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Sans doute conventions entre amoureux

122 Coquillart. I

D'acorJz, traicùez » et pactions

De toutes façons, et contrautt*, \

On trouve les définitions

Sur ce filtre ', en noz droitznoayeaatx;

Tous achaptz, marchez fcriaax*,

Preste, obligations, louages,

Promesses, motz sacramentaubc s, )

Despens, donations et gages,

Renonciations, langages*,

Tous consentemens sans erreur, \

Ainsi comme dient les saiges ,

1. Accord, traité, mots i peu prés synonymes de convention, quoique le mot traité indique l'idée d'une convention sur des matières importantes, et que le mot j

accord s'emploie surtout pour une convention où l'on se tient réciproquement quittes.

a. Contrats.

j. Nous comprenons sous ce titre De pactis tous les accords , c'est-à-dire que les droits nouveaux n'ont rien de la rigueur du droit civil romain, et qu'ils ont élargi la voie libérale ouverte par les préteurs et les empe-

Droits nouveaux. 123

Se traictent icy par honneur « .

Escoutez aussi le Prêteur a :

Paeta servabo *. C'est son dit 4 , Que tous pactys à la rigueur Il gardera sans contredit.

N'est ce pas doncques grant despit D'ung tas de folles baveresses»

1 . Avec équité et solennité. Il faut remarquer qu'il y avoit sous la loi romaine un droit honoraire, différent du droit civil et ordinaire.

a. Magistrat annuel qui rendoit la justice aux citoyens romains sous le nom de prœtor urbanus, aux étrangers sous le nom de prœtor peregrinus. Au début de son exercice , il publioit un édit qui avoit force de loi , et dans lequel , tout en conservant généralement le droit établi par ses prédécesseurs, il établissent quelques nouveaux points de droit ou de procédure. Le droit prétorien, c'està-dire la suite, l'ensemble, le résumé philosophique de ces édits, représente la lutte du droit des gens, du droit naturel , de l'équité et de la civilisation, contre la tyrannie arbitraire et formaliste du vieil et symbolique droit des Quintes.

j. Si l'on se rappelle ce que nous venons de dire sur les pactes et sur la mission des préteurs , on comprend que chacun de ces magistrats, à son entrée en fonctions, confirment l'existence des pactes, qui étoientune des conquêtes que le droit prétorien avoit remportées , au nom de l'équité, contre le droit civil strict. Nous demandons , une fois pour toutes , excuse aux lecteurs de Coquillart pour l'ennui de ces commentaires juridiques auxquels nous amènent les allusions continuelles de notre poète.

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