L'action
2. Nous avons déjà pu remarquer qu'au Moyen Age certains noms de baptême étoient pris à titre de sobriquet et désignoient certaines qualités , certaines positions particulières. Quelque jeu de mots, quelque habitude, aventure ou commérage de petite ville , avoit été souvent l'origine de ce sobriquet, et il est, la plupart du temps , puéril de la chercher, impossible de la trouver. Macé, diminutif de Mathieu, est dans ce cas; il n'est pas bien important de rechercher quel est le premier sot, parmi les bourgeois du XVe siècle, qui eut l'honneur de pousser ce nom dans la notable compagnie des Jehannin , des Ricquier, des Nicaise, etc.
?. Le Macé goguelu est, dans la famille des Maci, une variété bruyante, un peu libertine, mal résignée à son sort.
4. Ce mot, à la suite des événements politiques que chacun connoît, étoit pris pour désigner toute foule bruyante, toute compagnie tumultueuse, séditieuse ou railleuse.
Pour sa povre femme escorner !
Et affin qu'ilz soyent plus inclins
De consentir la séparer ?
Ou, se c'est mieulx fait d'endurer
Et luy dire par bons moyens :
« Aumoins deviez vous Phuys serrer * ;
Si fut venu des aultres gens !
Se quelq'ung fust entré céans
Y n'eust pas falu rompre l'huys * f » .
Lequel est plus saige ? Je tiens,
Aussi les drois sont à ce duys
Et à ce résolu , que puis
Qui 4 set qu'on besongne ou qu'on bâise ,
Devant que entrer doit dire : « Et puis J,
Qui est leans ? Ne vous desplaise ,
Ne bougez, faictes à vostre aise ! »
Sans luy demander : « Que fais tu ? »
Car qui se course, si 6 s'appaise.
C'est grant peine d'estre testu ,
Pensez, pour ung gentil coqu
Qui veult vivre en perseverence.
1 . Nous avons déjà rencontré ce mot dans le sens d'abattre, humilier, faire décheoir d'une position honorable.