Oisifs. Nous disons encore batteurs de pavés
6. Ils débauchent la femme de leur compagnon, trompent leur frère d'armes, maltraitent leur valet, et font de leur page un affamé et un gourmand.
7. Eux qui s'enquiérent, à propos d'une femme; n'estce pas vrai ? — Cela est vrai. — Qui s'enquiérent si elle.
S^Voy., Œuvres de Coquillart, édit. Tarbé, t. 2, p. 77, le récit de désordres arrivés à Reims en 1490. Us prouveraient que les marchands Rémois s'autorisoient des satires de Coquillart contre le luxe des femmes pour pro-
S'elle est grave, s'elle se poise ! , S'elle a ne mortiers ne pillectes *, S'elle est fière, doulce ou courtoise ; S'elle a filz, filles, ne fillettes; S'elle est du quartier des Billettes *, Gente, cointe, propre ou fetisse4; S'elle a ne rubens, n'esguillettes $ ; Se c'est ou succre ou forte espice é ; Se Pestât haulse ou apetisse 7.
Chascun en lit une leçon 8 ;
tester violemment en faveur de la morale publique et des marchandises indigènes.
i . Si c'est une femme fière de sa condition.
2. Le mortier étoit un bonnet de velours noir, rond, plat et large, dont les bords , retroussés dans le principe, furent ornés plus tard d'un large galon d'or. Ce mortier devint une marque de dignité pour certains présidents du Parlement. Les femmes à la mode avoient sans doute une coiffure analogue au XVe siècle. Les pillettes seroienf quelque ornement de cette coiffure. Notre poète joue peutêtre sur ce mot, qui signifie aussi boutons sur le nez.
$. Les religieux qui habitaient le couvent des Billettes, rue Sainte-Avoye, n'étoient pas renommés pour la régularité de leurs mœurs. — 4. Gentille.
5. Les aiguillettes étoient, dans le principe, des fils tressés et ferrés à l'extrémité , qui servoient à attacher les pièces du vêtement. Elles devinrent plus tard des objets de luxe et d'ornement.