Les quatre premiers éditeurs donnent ung antique
Qui en diffinit sainement , Et dit que pour le hardement »
Qu'elle eut, pour sa desloyaulté, Y chet bien ' ung banissement Sur la chamberière. En vérité Cela me semble d'équité Qu'elle soit banye de l'hostel.
S'elle l'eust ailleurs emprunté *, Ce n'est que ouvraige naturel ; Mais de la prendre 4 sur ung tel , Au préjudice de sa dame, Le fait est énorme et cruel , Dont chascun la repute infâme; Et luy doit plus couster la dragme Ainsi desloyaument tollue, Que livre et demy sans tel btasme Prinse ailleurs, choisye et eslue.
A une aultre doubte je tens :
J'ay, selon droit , mainte loy lue , Où l'en treuve, comme j'entens,
Galiot du Pré donne autentique, qui m'a paru plus vraisemblable et plus fin. L'Authentique étoit la collection des dernières constitutions de Justinien, appelées Nouvelles. Les Authentiques étoient des extraits de ces Nouvelles, faits par le jurisconsulte Isnier.