ACTE ly, SCÈNE IL ai
;fe vous reVbis euân, cher objet de mes tceux t Moments tant souhaités ! 6 jour trois fois heureux I . .. Vous vous attendrissez; je vois couler Tos lannes. ^ sei^ur! que ces pleurs pour Electre ont de diarmesl Que ces traits, ces regards, pour elle ont de dooceui^l C^est donc vous que j'embrasse, à mon £ràre I-
OBESTS.
Ahmasœur!.
Mon amitîrf trahît un nnporta&t mystère.
Mais , hélas ! que ne peut Electre sur son 6:ère ?
lÉlECTHE.
Est*jee de moi, cruel, qn'il Êiutvons défier^ D*une sœur qui voudroit tout vous sacrifier ? Et (jueUe autre amitié fut jamais si parfaite'1^
ORESTE
Je n'ai craint que l'ardeur d'une joie indiscrète; Dissimulez des soins quoique pour moi si doux : Ma sœur/ à me cacher j'ai soufi^rt plus que vous. D'ailleurs, jusqu'à ce jour je m'i^orois moi-même. Palamède, pour moi templi d'un zèle extrême, Pour conserver des jours h sa garde oomaus , M*âeToit à Samoa soiks le nom de son fils.
Le sien est mort, ma sœurji la colère céleste A. £ût périr l'ami le phis chéri d'Oreste ; Et pea^étre , sans vous, moins sensible à vos maox , £nvîrois*je le sort qu'il trouva dans les flpts.
IBLECTRE. •
Se peut-il qu'en regrets votre cœur se. consume ? Âh ! seigneur, laissez-moi jouir sans amertume
' ai4 ELECTRE.
Da plaisir de revoir i^ frère tant aimé.
Quel entretien pour moi ! €hie mon cœar est chann^ ! J'oublie, en tous voyant, qn'aiUears peat-étre on m'aime ; J'oublie anprès de vous jusques à l'amant même. Soimontez, ebmme moi, ce penchant trop flatttfhr, Qni semble ma%ré votis entraîner votre cœur.
Quel que soit votre amour, les traits d'Iphianasse I9*ont rien de si charmant que là vertu n'efiace.
OBESTE.
JLa vertu sur mon cœur n'a que trop de pouvoir, Rfa sœur; et mon nooï seul suffit à mon devoir. Ifon , ne redoutez ricin ,du fini qui me possède. On vient : s^parant-nous.