AU CAS
Madame, c'en est fait ; tout eède à nos eflbfis 7 Ce palais se remplit de mourants et de-morts* Vous savez qu'aux autels notre chef intrépide Devoit d'Agamenmon punir le parricide; Mais les soupçons d'Égisthe, et des avis secrets» Ont hâté ce grand jour si cher k nos souhaita.
ACTEV, SCÈNE V. 227
Oreste règne enfin.: ce héros inyiacible
Semble armé de la foudre en ce moment terrihle.
Tout fhit à son aspect, ou tombe sons sei coups :
De longs ruisseaux de san^ signaleat son courroux.
J*ai vu prêt k périr le fier Itjs lui-même
Désarmé par Oreste en ce désordre extrême.
Ce prince au déMspoir , chachant le seul trepa».
Portant partout la mort et ne la troavant pas,
A son père peut-être eût ouvert un paasage;
Mais sa main désarmée a trompé sob courage.
Ainsi, de ses exploits interrompant le cours,
Le sort, malgré lui-même, a pris soin de se» jours.
Oreste, qu'irritoit une fîireur si vaine,
A sa valeur bientôt fait tout céder sans peine.
J'ai cru de ce succès devoir vous avertir.
De ces lieux cependant gardez-vous de sortir.
Madame : la retraite est pour vous assurée ;
Des amis aflGidés en défendent l'entrée.
Votre ennemi d'ailleurs, au gré de vos désirs,
Aux pieds de son vainqueur rend les derniers soupirs^
IPHIANASSE.
O moB père ! à ta mort je ne veux point survivre ; Je ne puisla venger, je vais du moins te suivre.
( à Electre. )
Cruelle, redoutez, malgré tout mon malheur,
Que l'amour n'arme eucor pour moi plus d'un vengeur.
laS ELECTRE.