SCÈNE T
I D o M Ê N Ë E ,' I D A M A IT T E.
idamavte;
KkLOtit l'affreux péril du plus cruel naufrage, On dit que vos TaiiMeaux vont quitter le rivage : Quoique de ces apprêts mon cœur soit alarmé, Je ne viens point, seigneur, pour en être informé ; Je sais de' vos secrets respecter le mystère, Et l'on ne m'en t^l plus l'heureux dépositaire;
înOMÉNÉE.
Morïtœur, que ce reproche accuse de changer, Vous tait des maux qu'il craint de voiu voir partager;
ACTEIII, SCÈNE V. 39
Il en est crpco^ant dont il (aut tous înstniire.
( * ?•"• ) Ces Taisseaux.... ces apprêts.... Ciel ! qpe loi yais-je dira?
Ali mon fils !. .. Non, mon cœur n*y sauroit consentir.
IDAMAKTE.
Dieux I <{ae tous m*alannez !
JVJon $1», il fftut, partir; IDAMASTTZ.
Qui doit partir?
inoMEviE.
Voua.
inAKAVTE.
Moi! Ciel! qu'entends- jtf?
iDOMÉnLE.
VouS'màne.
falloit aoeeôter l'offre du diadème.
Fuyez, mon Us, fuyez un ciel trop rigoureux»
Un riyage perfide, on p&re malheureux.
IDAMARTE.
Cid ! qui m'a préparé cette horriUe disgrâce ? La mort même entre nous ne peut mettre un espace. N'aocablez point mon oœur d'un pareil desespoir. Je go&te à peine, hélas ! le bien de vous revoir. . . . Pourquoi r^er? pourquoi faut-il que je vous quitte? Ghiel est donc le projet que Totre ame médite ?
, Voyez par quels périls tos jours sont lâeiiacés : Fuyez, n'insistez plus; je crains, c'en est assez.
;4tf IDOMËNÉE.
Jugée par iffon amour de ce que je dois craiiufre , Piiis<ja'à nous sëparer ce soin m'a pu contraindre;^ Jugez de mes frayeurs. ... Ah ! loin de ces climats 'Allex (percher des dieux qui ne se vengent pas.
IDAHANTE.
EJh ! qae pourroit m'ofiHr une terre étrangère, Que des dieux ennemis, si je ne vois mon père ? Vos dieux seront les miens : laissez-moi, près de vous. De ces dieux irrités partager le courroux.
IDOMENÉE
'Ah ! fuyez-moi. : : . fuyez le ciel qui m'euTironne. Fuyez, mon fils, fuyez. . . . puisqu'enfîn je l'ordonne^ Et, sans vous informer du secret de ipes pleurs , Fuyez, ou redoutez le comble des horreurs.
Avec vous à Samos conduisez Érpcène.
IDAMANTE.
Seigneur..;.
inOMÏllÏE.
Ce ne doit plus être un objet de Laine :
Do crimes de son père immolé par nos lois La fille n'a point dû porter l'injuste poids. Adieu : peut-être un jour le destin moins sévère Vous permettra, mon fils, de revoir votre pèret Dérobez cependant à des dieux ennemis Une poncesse aimal^le, un si généreux fils.
IDAMA5TE.
Érixène ! eh ! pourquoi compagne de ma fnite ? Expliquez. . . . Mais je vois que votre ame est instniite. Érixène, «eigneur, m'est un présent bien doux ; Mais tout cède à l'horreur de m'éloigner de voua.