ACTE IV, SCÈNE II. i3i
U est perdu, aeigpeur, ce prince qui vous aime, Si TOUS ne le Ma^ez d'Atrée on de lui-même, n volt de tout cdtés qu'on observe ses pas :
Le-péril cependant ne l'^ponTante pas.
Si la pitié pour nous pent émouvoir votre ame , Si moi-même en secret j'approuvai votre flamme, S'il est vrai que l'amour ait pu vous attendrir, Au nom de cet amour , daignez le secourir.
Je vous dirois qu'un cœur plein de reconnoîssance D'un serYÎce si grand sera la récompense , S'il avoit attendu que tant de soins pour nous Vinssent justifier ce qu'il sentoit pour vous.
PLISTHl^NE.
Dissipez vos fcayenrs et calmez vos aiannc» ;
Vos yeux, pour m'attendrir, n'ont pas besoin de larmes.
Hélas ! qni plus queinoi doit plaindre vos malbeurs ?
Ne craignez rien : mes soins olit pvévenu vos pkws.
De ces funestes lieux votre iiiîte assurée
Va voua mettre à couvert des cruautés d'Atnfc;
Et je vais, s'Q le fau^t, aux dépens de me foi,
Prouver à vos beanx yeux ce qu'as peuvent sur moi.
Oui , croyez-en ces dieux que mon amour atteste ,
Croyez-en ces garants du stflut de Thyeste ,
^ m'est phis cher qu'à vous : sans me donner la mort,
Le roi ne eera point l'aibitre de son sort
Votre père vivra , vous vivrez , et FlisdièBe
N'aura point eu peur vous une tendresse vaine.'
3e sauverai Thyeste. Eh ! que n'ai- je point tait^
Helat I si vous iainez d'mi barbare pn^
X3» ATREE ET THYESTE.
A quel prix j'ai dé)4 ttsaxé de le défendre. ... Venez : pour lui, pour vous, je vais tout entreprendre; Heureux si je pouvois , en vous sauvant tous deux, Près de ne tous voir plus., expirer à vos yeux !