‹ Œuvres de CrébillonChapitre 107 sur 502 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

PLISTHENE, seul.

J.HESSAXDRC ue vieut point, rien uc l'offre à lues

yeux ; Tout m'abandonne-t-il dans ces funestes lieux? Tristes pressentiments qîie le malheur enfante, Que la crainte nourrit, que le soupçon auguieute; Secrets avis des dieux, ut- pressez plus un cœur Dont toute la lierté combat mal la frayeur. C'est eu vain qu'elle veut y mettre quelque obstacle ; Le cœur des malheureux n'est qu'un trop sur oracle. Mais pourquoi malarmer.^ et quel est mon effroi? Puis-je, sans l'outrager, me délier d'un roi Qui semble désormais, cédant à la uature, Oablier qu'a sa gloire on ait fait une injure? L'oublier 1 ah ! moi-même , oublié-je aujourd'hui (le qu'il vouloit de moi, ce que j'ai vu de lui ? Puis-je en croire une paix déjà sans fruit jurée? Des qu'il faut pardonner, n'attendons rien d'Atrée. Je ue connois que trop ses transports furieux ; tt sa fausse pitié ncblouit point mes yeux. C'est en vain de sa main que je recois un père ; Tort c- qui vient de lui cache quelque mystère. J'en ai trop éprouvé de son perfide cœur, Pour oser, sur sa foi , déposer ma frayeur. J'j ue sais quel soupçon irrite mes alarmes ;

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