‹ Œuvres de CrébillonChapitre 135 sur 502 · ACTE II, SCENE II. i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II. i

Je le vois bien , ce discours vous offense. Je n'ai pu vous revoir et garder le silence ; Mais je vais m'en punir par un exil afJreux., Et cacher loin de vous un amant malheureux. Qui , trop plein d'un amour qu'Iphianasse inspire. En dit moins qu'il ne sent , mais plus qu'il n'en doit dire.

IPHIAÎTASSE.

J'ignore quel dessein vous a fait révéler

Un amour que l'espoir semble avoir (ail parler.

Mais, seigneur, je ne puis recevoir sans colère

Ce téméraire aveu que vous osez me faire.

Songez qu'on n'ose ici se déclarer pour moi.

Sans la tète d'Oreste, ou le titre de roi ;

Qu'un amant comme vous, quelque feu qui l'inspire ^

Doit soupirer, du moins, sans oser me le dire.

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