SCENE III
ELECTRE, ITYS, IPHIANASSE.
Que faites-vous , mon frère , aux pieds d'une perfide ? On assassine Egisthe ; et , sans un prompt secours , D'uue si chère vie on va trancher le cours.
ITYS
On assassine Egisthe î ah I cruelle princesse I SCENE IV.
ELECTRE, à elle-même.
Quoi 1 malgré la pitié qui pour toi m'intéresse. Ta mort de tant d'amour va donc être le fruit ! Je n'ai pu t' arracher au sort qui te poursuit. Prince trop généreux !
J20 ELECTRE
IPHIANASSE.
Cessez, cessez de feindre , Ingrate; c'est plutôt l'insulter que le plaindre. i,a pitié vous sied bien, au moment que c'est vot» Qui le faites tomber sous vos barbares coups ! J'entends par-tout voler le nom de votre frère. Quel antre qtre et traître, ennemi de mon père...
É l. E rj T R F ..
Respectez un héros qui ne fait en ces llenx Que son d'avoir, le mien, et que celui des dieux. Le cviiiie n'a que trop triomphé dans Mycene , Il est temps qu'nn barbare en reçoive la peine ; Qu'il éprouve ces dieux qu'il bravoit, l'inhumain! Quoique lents à punir, ils punissent enfin. Si le ciel indigné n'eût hâté son supplice , Il eût fait à la lin soupçonner sa justice. Entendez-vous ces cris, et ce tumulte affreux. Ce brui -onlus de voix de tant de malheureux? Tels furv 11 les apprêts de ce iestin impie Qu'Égistae par sa mort dans ce moment expie. Mais ce que j ai souîiert Je nos cruels malheurs M'apprent . , en les vengeant , à respecter vos pleurs. Je ne vous of're point uue pitié suspecte ; Un intérêt sacré veut que j e les respecte. Vous insultiez mon frère, et ma juste fierté Avec trop de rigueur a peut-être éclaté. D'ai Heurs , c'est un héros que vous devez connoitre ; 4 vos yeux , comme aux miens , tel il a dû paroître.