ACTE V, SCENE VII
Ami trop généreux, mon défenseur, mon père, Ah .' que votre présence en ce moment m'est chère ! Quel triste et sombre accueil I Seigneur, qu'ai -je
. donc fait?
Tos yeux semblent sur moi ne s'ourrir qu'à regret. N'ai-je pas assez loin étendu la vengeance?
On la porte souvent bien plus loin qu'on ne pense. Oui , vous rtes vengé ; les dieux le sont aussi ; Mais, si vous m'en crovez, éloignez- vous d'ici. Ce- palais n'offre plus qu'un spectacle funeste ; Ces lieux , souillés de sang , sont peu dignes d'Oreste. Suivez-moi l'un et l autre.
o R E ST E.
Ah ! que vous me troublez !
Pourquoi nous éloigner? Palamcde. parlez. Craint-oa quelque transport de la part de la reine.-*
NoRy TOUS n'avez plus rien à craindre de sa haine. De son triste destin laissez le soin aux dieux : Mais, pour quelques moments, abandonnez ces
lieux; Tenez.
ORE ST E
îS'on, non; ce soin cache trop de mystère; Je veux en être instruit : parlez , que fait ma mère ?