CARDES
Et de quel droit votre jalonse flamme Prétend-elle ù ses vœux assujettir mon ame.-* Vons m'offrez vainement la suprême grandeur: Ce n'est pas à ce prix (£u'on obtiendra mon cœur. D'ailleurs, que savez-vous, seigneur, si 1 hynienée N'anroit p(»int à quelque nuire uni ma destinée.^ Savez-vous si le sang à qui je dois le jour Me p«»rmet d'econler vos vœux et votre amour.^
rUAKASMAIVE.
Je ne sais en effet quel sang vous a fait naître : Mais . jùt-il aussi beau qu'il mérite de l'être , Le n'jni \? Pharasniane est assez glorieux Pour o»ei 'allier an sang même des djeux. En vain à v. < rigueurs vous joignez l'artilice : Vains détours , puisqu'enfin U faut qu'où m'obéissc. Je n'ai rien oublié pour obtenir vos vœux; Moins en roi qu'en amant j'ai fait parler mes feux: Mais mon cœur, irrité d'une fierté si vaine, l'ait agir à son tour la grandeur souveraine.
60 RHADAMISTHE ET ZENQBIE.
Et puisqu'il iaut en roi m'expliquer avec vous, Redoutez monpiuvoir, ou du moius mon courroux; Et sachez que , maigre l'amour et sa jouissance , Les rois ne sont point faits à tant tle résistance ; Quoi que de mes transports vous vous soyez promis, Que tout, jusqu'à Tamour, doit leur être soumis. J'entrevois vos refus ; c'est au retour d'Arsame Que je dois le mépris dont vous payez ma flamme : Mais craignez que vos pleurs, avant la lin du jour, D'un téméraire fils ne vengent mon amour.