ACTE II, SCENE II. 5i
PHARi-SMANF.
Dans ce discours reuipli clc j)rtrtt:vl^-s si vaics, Dicté par la raisoa moins que par les Rouiaius, Je n'eutrevois que trop rinterct qui vnus guide. Eh bien ! puisqu'on le veut, que la guerre en décide : Vous apprendrez bientôt qui de Rome ou de moi Dut prétendre , seigneur, à vons donner la loi ; Et, malgré vos frayeurs et vos fausses nnximes, vSi quelque autre eut sur vous des droits plus légitimes.
Et qui doit succéder à mon frère , 1 mon fils ? A qui des droits plus saints ont-ils été transmis ?
Quoi ! vous, seigneur, qui seul causâtes leur ruine? Ah I doit-on hériter de ceux qu'on assassine.^
PUARASMANE.
Qu'entends-je I dans ma cour on ose m'insulter.^ Holà ! gardes...
H i é r. o y ^ {i Pharasmane.
Seigneur, quosez-vous attenter?
p H A R A s M A s £ , à liliadamisthc . Rendez grâces au nom dont Xéron vous honore î Sans ce nom si sacré que je respecte encore , En dussé-ie périr, l'affront le plus sanglant Me vengeroit bientôt d'un ministre insolent. Malgré la dignité de votre caractère, Croyez-moi cependant, évitez ma colère.
Retournez dès ce jour apprendre à Corbulon Comme on reçoit ici les ordres de Néron.