A RT A B A K
Seignetir, qui peut causer ce repentir soudain?
X£ RXÈ s.
.Juge toi-même, ami , si je m'alarme en vain. Tu sais, par une loi des Perses révérée. Que tant d événements n'ont que trop consacrée, Qu'un prince désigné pour régner en ces lieux,
Du moment qn'il obtient ce titre glorieux, Peut du roi qui le nomme exiger une grâce, A laqueiic» sans choix, il faut qu'il satisfasse. Artàxcrce, mon fils, trop instruit de ses droits, Yieut de m'en imposer les tyranniques lois : 11 prétend dès ce jour obtenir de sou père Le seul bic.i que ma luain réservoit à son frère ; II exige, en un mot, la princesse Amestris, Des exploits d'un héros unique et digne prix.
A RT A B A ÎT.
Quoi! seigneur, Darius oseroit y prétendre?
XE RX K s.
.Tamais , si je l'en crois , amour ne fut plus tendre, .le vais te d«''couvrir un funeste secret. Qu'à ta fidélité je cachois à regret : Darius autrefois soupira pour r.arsine.
A RT A B A rr.
Pour ma fille!
.Te sais quelle est son origine.
Ami ; mais je craignis, s'il s'allioit à toi, Qu'il ne s'en fit un jour un appui contre moi , Contre un fils qui m'est cher: enfin, dès leur uais-
sance, Je combattis ses feux de toute ma puissance: Je priai , menaçai; je lis plus, je feignis Que j'étois devenu le rival de mon fils. A la fin je forçai son amour à se taire. Et le ci^ntraignis même à t'en faire un mystère. .Te fis venir alors la princesse Amestris; A son aspect charmant mou fils parut surpris. Soit qu'en eîfet son cœur brùlàt pour la princesse, Ou qu'il crût à ce prix regagner ma tendresse. Soit qu'il fût rebuté d'un amour malheureux, Je crus voir Darius brûler de nouveaux feux. D'un si juste penchant bien loin de le distraire ,