SCENE III
XERXÈS, ARTARAN.
A R T A E A îf.
Quels conseils vous donner, seigneur, lorsque les
lois Sont le plus ferme appui de la grandeur des rois.' Respectez un pouvoir au-dessus de tout autre. Si vous voulez, seigneur, qu'on respecte le vôtre. Si Darius se plaint , qu'il s'en prenne à la loi , Qui seule vous contraint à lui manquer de foi.
Quand il pourroit céder à cette loi suprême, Amestris voudra-t-cUe y souscrire de même.'* Elle aime Darius.
Eh bien! feignez, seigneur, Que Darius retourne à sa première ardeur, Qu'épris plus que jamais il revient à ma fille. A vos moindies desseins je livre ma famille;
CRÉBILLO:^. 2. ♦; .
Disposez-en, seigneur, dût Earsine en ce jour Devenir le jouet d'une envieuse cour.
Pour prévenir les maux qui vous glacent de crainte , On peut , sans s'abaisser, aller jusqu'à la feinte. Arsace est dans ces lieux, forcez-le à déclarer Pour ce nouvel hymen qu'il vient tout préparer; Que, sur de votre aveu, Darius qui Tenvoie A l'amour de i>arsii.e est tout entier en proie : Dès qu'Ainestris croira qu'épris de nouveaux feux Ce prince porte ailleurs ses desseins et ses vœux , Vous la verrez bientôt, à vos lois moins rebelle, Prévenir d'clle-mi-me un amant inlîdele.
Enfin, si ce projet ne peut vous réussir. Contre de vains remords il faut vous endurcir; Détruire ce rival de la grandeur suprême. Peut-être daus ces lieux plus puissant que vousmême, Dans le fond de son cœur de votre rang jaloux ; Apprendre à vos sujets à n'adorer que vous ; Sacrifier ce fils trop chéri de la Perse , Et forcer son amante à l'hymen d'Artaxerce.
S C E ]N E IV
TISSAPl{ERNE,ltER'X.ÈS,ARTABAN.
TissAPnFRNE ,rt Xcrxès.
Mérodate , seigneur, demande à vous parler.
Qu'il entre.
S C E rr E V.
XERXF.S,AR1 ARAN,TISSAPHER]N-E, JNJ E R O D A T E.
xERxÈs,/7 part.
; "■ A son aspect que je me sens troubler.'