ACTE V, SCENE II
Je vols qu'ici pour lui tons les cœurs s'intéressent.
A RT A B A îr.
Je vois en sa faveur que trop de soins vons pressent ; C'est vous inquiéter du sort d un malheureux Plus que vous ne devez, et plus que je ne veux.
Je vois qu'ici l'envie attaque votre gloire ;
Pour moi , je sais, seigneur, tout ce que j'en dois
croire.
Mais si , malgré l'horreur d'un si noir attentat. Vous pouviez conserver Darius à l'état, Les Perses , enchantés de sa valeur suprême , Croiroient ne le devoir désormais qu'à vous-même ; En les satislaisanl vous pourriez aujourd'hui De ce prince d'ailleurs vous faire un sûr appui. Rendez à l'univers ce héros magnanime, Que malgré vous le peuple absout déjà du crime.
AR T A B A ÎT.
C'est-à-dire qu'il faut, pour contenler vos vœux. Que je mette aujourd'hui le crime entre nous deux; Et peut-être bien plus, pour sauver le perfide, Que je me charge ici moi seul du parricide? Fille indigne de moi, qui crois m'en imposer. Ce n'est pas à mes veux qu'il faut se déguiser : Les cœurs me sont ouverts ; rien ne te sert de feindre; Des foiblesses du tien parle sans te contraindre. Dis-moi que pour l'ingrat ton lâche cœur épris Des transports les plus doux pave tous ses mépris Que , ce cœur démentant et sa gloire et ma haine , Le soin de le sauver est le seul qui t'amène ; Et je te répondrai ce qu'un cœur généreux Doit répondre, indigné d'un amour si honteux. Lâche, pour ton amant n'attends aucune grâce; La pitie dans mon cœur n'a jamais trouvé place : Pour peu qu'à l'émouvoir elle ose avoir recours , Barsine peut compter que c'est fait de ses jours.
laS '" XERXES.
C'en est donc fait, sel gueur ; vous n'avez plasdeillle.