SCENE X
DARIUS, ARTAXER.CE, AMESTRIS^ TISSAPHERNE, GARDES.
tissapher:xe, aux gardes.
Tos soins sont superflus:
i36 XERXÈS.
Barbares, laissez-moi ; je ne me connois plus.
Que vois-je? Darius ! Ah ! prince raa^^uauime ,
Qae j'aicrainlde vous voir succomber sous le crime !
Quoi ! vous vivez encor ! mes vœux sont satisfaits ;
Le ciel, sans m'effrayer, peut frapper désormais.
.Te ne craignois, seigneur, que de voir l'imposture
Triompher aujourd'hui d'une vertu si pure ;
Mais puisque vous vivez , quel que soit mon forfait ,
Je vais eu ce moment l'avouer sans regret.
C'est Artaban et moi dont la fureur impie
Du malheureux Xerxès vient de trancher la vie :
Séduit par les projets d'an odieux ami ,
Contre la majesté par l'ingrat affermi ,
Sur quelque vain espoir aux forfaits enhardie
Ma main a seule ici servi sa perfidie.
Il prétendoit régner, et vous perdre tous deux;
Mais, craignant de ma part des remords dangereux .
Il en a cru devoir prévenir la justice :
Et le traitre n'a fait que hâter son supplice ;
Je viens de l'immoler aux mânes de mou roi.
ARTAXtRCE.
Penses-tu par sa mort t'aoquitter envers moi ?
TISSAPHERNE
.Te ne sais si son sang pourra vous satisfaire ; Mais je puis sans péril braver votre colère. Dans l'état où je suis je ne crains que les dieux. ( On emporte Tissapherne. )
DARIUS, ARTAXERCE, AMESTRIS, gardes.
ARTAXERCE
Que je dois désormais te paroître odieux! Ah ! mon cher Darius ! par quels soins, quels hommages