‹ Œuvres de CrébillonChapitre 30 sur 502 · IDA MANTE · texte numérisé non relu

IDA MANTE

OÙ fuyez-vous, seigneur.'*

IDOMÉNÉE

Je vous fuis à regret :

Mon fils, vous ne saurez que trop tôt le secret,

S C E ]>î E VII.

IDAMANTE, seul.

Dieux! quel trouble est le mien! quel horrible

mystère Fait fuir devant mes yeux Sopbronyme et mon pereî Non, suivons-le... Son cœur encor mal affermi Ne me pourra cacher son secret qu'à demi : .Te l'ai vu s'émouvoir; et contre ma poursuite Il se défendoit mal, sans une prompte fuite. Pénétrons... Mais d'où vient que je me sens glacer? Quelle horreur à mes sens vient de se retracer.** Quelle invisible main m'arrête et m'épouvante.'* Allons... Ou veux-jeallei ? et qu'est-ce que je tente.' De quel secret encor prétends-je être informé.'' Eh ! ne connois-je pas le sang qui m'a formé.»* Peu touché des vertus du grand Idoménée, Le ciel rendit toujours sa vie infortunée ; Son funeste courroux Tarracha de sa cour, Et n'a que trop depuis signalé son retour. Ah ! renfermons plutôt mon trouble et mes alarmes, Que d'oser pénétrer dans d'odieuses larmes. Suivons-le cependant... Pour calmer mon effroi, Dieux , faites que ces pleurs ne coulent que pour moi.

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