ACTE QUATRIEME
PYRRHUS, ANDROCLIDE, CYNIiAS.
AWDROCMDF,
XliNFiîT il m'est permis, seigneur, de vous connoître , El d'oser embrasser les genoux de mon maître. Dieux.! quel ravissement ! quelle douceur pour moi De trouver un héros dans le fils de mon roi ! Mais de ce bien si doux que vous troublez la joie Par les transports secrets où je vous vois en proie ! Glaucias, à son tour accablé de douleur, Semble plus que jamais ressentir son malheur. Seigneur, daignez calmer cette douleur cruelle, Songez qu'un seul instant peut la rendre mortelle; Ne l'abandonnez point en ces tristes moments.
Je puis avoir pour lui d'autres empressements. Androclide, je sais que je vous dois la vie, Que sans vous , en naissant , on me l'auroit ravie ; Allez, de ce bienfait je saurai m'acquitter.
ANDROCLIDE.
Le roi m'a commandé de ne vous point quitter.
Glaucias est un roi que j'estime et que j'aime ; Mais je ne dépends plus ici que de moi-même. Pour vous, que le destin a soumis à m.es lois, Respectez-les du moins une première fois,