I DO M É ?T É E
Mon fils, il faut partir.
IDAMAÎîTE.
Qui doit partir.^
iDOMÉrrÉE.
Vous.
IDAMAWTE.
Moi ! ciel ! qu'entends-je ?
IDOMÉKÉE.
Vous-même.
Il falloit accepter l'offre du diadème.
Fuyez, mon fils, fuyez un ciel trop rigoureux, Un rivage perfide, un père malheureux.
Ciel! qui m'a préparé cette horrible disgrâce.**
La mort même entre nous ne peut mettre nn espace. TS'accablez point mon cœur d'un pareil désespoir. .Te goûte à peine , hélas ! le bien de vous revoir : Pourquoi régner? pourquoi faut-il que je vous quitte? Quel est donc le projet que votre ame médite.^
IDOMÉIÏÉE.
Voyez par quels périls vos jours sont menacés ; Fuyez, n'insistez plus; je crains, cen e^9éS('z. Jugez par mon amour de ce que je doi|^ôjaMfadre. Puisqu'à nous séparer ce soin m'a piiwj^aindrr*, Jugez de mes frayeurs... Ah ! loin de qip'cïimats, Allez chercher des dieux qui ne se vengent pas.
IDAMANTE.
Eh! que pourroit m'offrir une terre étrangère, Que des dieux ennemis, si je ne vois mon père? Vos dieux seront les miens : laissez-moi près de vous De ces dieux irrités partager le courroux.
Ah! fuyez-moi... fuyez le ciel qui m'environne : Fuyez, mon fils, fuyez... puisqu'enfiu je l'ordonne, Et, sans vous informer du secret de mes pleurs, Fuyez, ou redoutez le comble des horreurs. Avec vous à Samos conduisez Erixene...
Seigneur...
Ce ne doit plus être un objet de haine : Des crimes de son père , immolé par nos lois , La fille n'a point dû porter l'injuste poids. Adieu : peut-être un jour le destin moins sévère Vous permettra, mon fils, de revoir votre père. Dérobez cependant à des dieux ennemis L'ue princesse aimable, un si généreux fils...
IDAMANTE,
Erixene ! eh ! pourquoi compagne de ma fuite? Expliquez.. . Mais je vois que votre ame est instruite.