‹ Œuvres de CrébillonChapitre 406 sur 502 · SCENE V I · texte numérisé non relu

SCENE V I

CICÉRON, seul.

Dans quel désordre il laisse mes esprits ' Quelle honte pour moi si je m'étois mépris .' Catilina pourroit nç pas être coapable ; Mais qu'il est dangereux, et qu'il est rcdcntable ! Quel ennemi le sort nous a-t-il suscite ' Que de courage ensemble et de subtilité 1 Sou génie éclairé voit, pénètre, ou devine. P«.ome n'est plus, les dieux ont juré sa ruine. Essayons cependant de calmer la fureur Du perfide ennemi qui fait tout mon malheur; S'il paroit au séj .< et qu'il s'v justifie Son triomphe bientôt me coùteroit la vie.

io4 CATILINA.

Blalgré tous ses détours j'entrevois ce qu'il veut; Mais nous serions perdus s'il osoit ce qu'il peut. Emplovons sur son cœur le pouvoir de Tullie , Puisqu'il faut que le mien jusque-là s'humilie. Quel abyme pour toi, malheureux Gicéron ! Allons revoir ma fille, et consulter Caton ; C'est là que je pourrai dans le cœur d'un seul homme Retrouver à la fois nos dieux, nos lois, et Rome.

tlS DU SECOÎTD ACTE.

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