MADAME
Votre très-humble et très-obéissant
serviteur
JOLYOT DB CRÉBH.LON.
P Pt E F A C E.
Xl y a peu d'exemples qn'ùn homme de qnatreviQgt-un aus , âge qui semble iaviter à liudulgeace, se soit vu aussi crueilemcnt traité par la cabale que je le ras à la première; apparition de cet ouvragée. Il est rare eu même temps que ie public se soit jamais déclaré si -vivement et si promptement contre des manœuvres odieuses qui lavoient indigné, puisqu'ù la seconde représentation de cette tragédie, il me prodigua piûs dapplaudisseraents que je n'en reçus de ma vie à aucune de me* pièces. On eût dît quil se faiso^t un point d'honneur de protéj,=«r uu vieux nourfissou qu'il a paru adopter dès ses premières produ tions. iMaigré les bontés dont il m'a honoré , la cabale n'en a pas moins répandu d'absurdités contre cet ouvrage, jusqu'à dire que c'étoit un réchauiie de Cromwei. Si j'amiois la vengeance, rien ne pourroit plus contribuer à la satisfaire qu'une méchanceté si stnpide. .le iaisse à penser quel rapport il peut y avoir entre le Triumvirat et Cromwei. vSi j'avois un peu plus d'amourpropre , ce déchainement me teroit croire que je puis encore exciter l'envie; mais je n'eu aurai jamais d'autre que celle de mériter les su/trages da public, et de lui donner des marques de ma recoar noissance. .le ne puis mieux le lui prouver, qu'eu continuant d'augmenter la mauvaise humeur de me» ennemis par de nouveaux ouvrages.
eRÉBlI.LO!T. 3. , i3
ACTEURS
Octave-César, ^
> triumvirs.