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C'est à son défenseur lui seul qu'il l'a ravie. L'mtrépide orateur a vu sans s'cbr^cler
ax)4 LE TRIUMVIRAT.
Lever snr lui le bras qui l'alloit immoler :
« C'est toi ,.Léna, dit-il; que rien ne te retienne :
« .l'ai défendu ta vie, arrache-moi la mienne.
« Te ue me repeus point d'avoir sauvé tes jours,
« Puisque des miens c'est toi qui dois trancher le
cours»; .
A ces mots iUicêfron lui présente la tcle En s'écrient, «Lena , frappe, la voilà pi-éte ». Lena , tandis qne l'air retentissoit de cris , L'abbat , court cbez Fulvie en demander le prix. Un objet si touchant, loin d'attendrir son ame, N'a fait qne redoubler le courroux qui l'enflamme ; Les yeux étincelants de rage et de fureur. Elle embrasse Lena sans honte et sans pudeur. Saisit avec transport cette tète divine Qui semble avec le-s dieux dispatei; d'origine, En arrache... Épargnez à ma vive douleur La suite d'un récit qui vous feroit horreur. Nous ne l'eatendrons plus du fende son génie Répandre dans nos cœurs le charme et l'harmonie : Falvie a déchiré de ses indignes mains Cet objet précieux, l'oracle des humains; Mais on ne m'a point dit, après ce coup funeste, Ce que sa barbarie a pu faire du reste.
OCTAVE
Eh bien! sur Cicéron suis-je justifié.-* ''i-
Si ce n'est pas César qui l'a sacrifié.
Que de sa mort du moins la plus haute vengeance
De César soupçonné fasse voir l'innocence.
OCTAVE
Si je m'en vengerai? quoi ! tu peux eu douter? Ta douleur sur ce point n'a rien à redouter. Ma haine désormais ne peut être assouvie Qu'eu noyant dans son sang l'exécrable Fulvie. Ce n'est pas Lncius qui m'en fera rai.son ;