TULLIE, OCTAVE, MÉCÈNE
oc T AV E.
Je la vois... Juste ciel !... Cachons-nous à ses yeux.
TULLIE
Pourquoi me fuyez-vous, César .^ je suis vaincue; Les soldats de Sextus l'ont soustrait à ma vue: Vous avez triomphé de moi connue de lui. Hélas ! dans mes malheurs où trouver un appui? Ne redoutez plus rien de la iiere TuUie ; Il n'est point de fierté que le sort n'humilie: Loin devons refuser à mes tristes regards, Faites revivre en vous la bonté des Césars : Si j'ai porté trop loin les mépris et l'audace,
{Elle lui montre la statue de César.) A.U nom de ce héros , daignez me faire grâce ; Ah ! seigneur, par pitié, rendez-moi Cicéron ; Honorez nous tous deux d'un généreux pardon : En des temps plus heureux votre haine endurci* Eût été désarmée au seul nom de TuUie.
Ce nom n'est point encore effacé de mon cœur; Un seul jour n'éteint point une si vive ardeur, Et des feux que TuUie allume dans une ame Elle ne sait que trop éterniser la iiamme ; Et , malgré le mépris dont vous payez mes vceux , J'oublie en vous voyant que je suis malheureuxi Et j'ose me flatter que, moins préoccupée , You* eussiez respecté César deAant Pompée :