‹ Œuvres de CrébillonChapitre 53 sur 502 · ID AIMANTE, IDOMÉNÉE, S0PIIR0NY3IE · texte numérisé non relu

ID AIMANTE, IDOMÉNÉE, S0PIIR0NY3IE

Je vois mon fils. Sur-tout que ta bouche fidèle De mes tristes projets lui cache la nouvelle : Je n'eu mourrois pas moins ; et tes soins dangereux Rendroient, sans me sauver, mon destin plu^ alfreux Idamante, approchez; votre roi vous 'ait grâce. Venez, mon fils, venez, qu'un père vous embrasse* Ne craignez plus mes /eux ; par un juste retour Je vous rends tout ce cœur que partagent l'amour; Oui , de ce même cœur qui s'en laissa surprendre , Ce qu il vous en ravit je vous le rends plus tendre. Oublions mes transports, mon fils, embrassez-moi.

I DABI AN TE.

Par quel heureux destin relrouvé-je mon roi.^ Quel dieu, dans votre sein étouffant la colère. Me rouvre encor les bras d'an si généreux pere.=> Que cet embrassement pour un fils a d'appas I Je le desirois trop pour ne l'obtenir pas Idamante, accable des rigueuis d'Érixene^

«6 IDOMÉNÉE

î^'en a point fait , seigneur, sa plus cruelle peine ; Hélas ! quel bruit affreux a passé jusqu'à moi ! Vous m'en voyez tremblant et d'horreur et d'effroi,

Prince, de votre cœur que l'effroi se dissipe ; Ce n'est qu'un bruit semé par le traitre Egésippe. Quoi qu'il en soit, je vais, pour m'en éclaircir mieux, Au pied de leurs autels interroger les dieux. Heureux si , pour savoir leur volonté suprême , Je les eusse plutôt consultés par moi-même !

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