‹ Œuvres de CrébillonChapitre 91 sur 502 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

ATRÉE, EURYSTHENE.

^ ATRÉE

JL-iNpiîT, grâces aux dienx, je liens en ma puissance Le perfide ennemi que poursnit ma vengeance : On l'obserre en ces lieux, il ne peut écliapper; La main qui la sauvé ne sert qu'à le tromper. Vengeons-nous ; il est temps que ma colère éclate ; Prolitous avec soin du moment qui la flatte. Et que l'ingrat '1 hyeste éprouve dans ce jour Tout ce que peut un cœur trahi dans son amour.

EURYSTDENE.

Eh! qui vous répondra que Plisrhene obéisse. Que de cette vengeance il veuille être complice .** INe vous souvient-il plus que, prêt à la trahir, Il n'a point balancé pour vous désobéir?

ATRÉE

Il est vrai qu'au refus qu'il a fait de s'y rendre Je me suis vu contraint de n'oser l'entreprendre, D'en différer enfin le moment malgré moi. Mais qui l'a pu porter à me nianqu«T de foi.'' ]N'avoit-il pas juré de servir ma crjUre.-* Tant de soins redoublés pour la fille et le père IVe sont-ils les effets que dun caur généreux.' Non, non ; la source en est dans un cœur amoureux ; Tant d'ardeur à sauver cette race ennemie

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