AU PRÉSIDENT HÉNAULT
Paris, la joillet 1751.
J E suis pins sensible , monsieur , que je ne puis vous le dire , aux éloges dont vous voulez bien honorer mon ouvrage. Cependant , quelque flatté que je sois d'un suffirage aussi éclairé que le votre , je crains que l'amitié dont vous avez bien voulu
' Voyex cette lettre, page première de ce Tolamc.
i4 CORRESPONDANCE
jusqu'ici me donner tant de marques , ne vous prévienne un peu en ma faveur. Pour moi , je vois dans mon ouvrage bien des choses qui manquent ; heureux si je pouvais y suppléer y comme c'est mon dessein , dans les articles dont je suis chargé pour V Encyclopédie , et où je me propose de traiter plus à fond un grand nombre de matières que les bornes d'un discours préliminaire ne m'ont permis que d'effleurer. Rien ne serait plus flatteur pour moi que de continuer à mériter votre suffrage ; j'ose dire que j'en suis au moins digne par l'attachement sincère que j'ai pour vous , et par la reconnaissance dont je suis pénétré pour toutes vos bontés , et dont je souhaiterais pouvoir vous donner des marques. C'est avec ces sentimens que j'ai l'honneur d'être , etc.