ROMAN PHILOSOPHIQUE, PAR ARSÈNE HOUSSAYE
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Bmaux et Caméet, par Théophile Gautier
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Les Maîtresses à Paris, par Léon Oozlan
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Mademoiselle MimS Pinson, par Alfred de Musset
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Paris. - imp Simon Ra{» 4 C-, m WurUi. ?.' '^^ GoOglc
En donnant cette édilion de d'Âlembcrt, nous pous sommes surtout préoccupé de l'idée de donner tout ce qui, dans ses œuvres, c:iracté< rise ce grand esprit. Il ne faudrait pas moins de dix volumes pour publier un d'Alembert complet ; mais, ces dii volumes, personne ne les lirait, osons le dire, personne né les a lus. Le vrai d'Alembert n'existe aujourd'hui, et n'a jamais existé que par le Discours préliminaire de ^ V Encyclopédie f le Système des mondes, et les Éléments de philosophie^ dont nous avons pris toutes les pages dignes de survivre. Le d'AIem bcit journaliste manquait de verve et de chaleur, il a toujours écril avec un compas ; le d'Alembert acidémicien a écrit beaucoup d'éloges, mais toutes les physionomies littéraires ou savantes qu'il a essayé de ranimer nu souffle de son esprit manquent de vie et de passion : ce ne sont pas là des hommes, mais des fantômes ; de tous ces portraits, beaucoup mieux peints dans d'autres galeries, nous n'avons détaché que les deux figures de madame Geoflrin et de mademoiselle de Lespinasse, une amie et une maîtresse.
On avait trop oublié d'Alembert; aujourd'hui, qu'on a à peu près réimprimé tout le monde, même ceux qui devraient ne l'clre jamais, c'était un crime de lèse-majesté httéraire d'oublier un homme qui a tenu tant de place dans son siècle, et dont plus d'une idée a germé dans le nôtre.
Tous ceux qui ont un Voltaire et un Jean-Jacques Rousseau dans leur bibliothèque ne peuvent pas fermer la porte à d'Alembert, qui fut leur ami et quelquefois leur maître.