‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 52 sur 106 · OBJECTION ONZIÈME · texte numérisé non relu

OBJECTION ONZIÈME

Sur la troisième MédiUtioD.

« Et toute la force de Targument dont je me suis servi pour « prouver l'existence de Dieu consiste en ce que je vois qu'il a ne serait pas possible que ma nature fût telle qu'elle est , « c'est-à-dire que j'eusse en moi l'idée de Dieu, si Dieu n'exis- « tait véritablement , à savoir, ce même Dieu dont j'ai en moi « l'idée. »

Donc, puisque ce n'est pas une cnose démontrée que nous ayons en nous l'idée de Dieu, et que la religion chrétienne nous oblige de croire que Dieu est inconcevable, c'est-à-dire, selon mon opinion, qu'on n'en peut avoir d'idée, il s'ensuit que re\istence de Dieu n'a point été démontrée, et beaucoup moins la ci-éation.

Loi*squc Dieu est dit inconcevable, cela s'entend d'une conception qui le comprenne totalement et parfaitement. Au l'esté.

rr RÉPONSES. 200

j^ai déjà tant de fois expliqué comment nous ayons Tidéc de Dieu, que je ne le puis encore ici répéter sans ennuyer les leo teurs.

OBJECTION DOUZIËMB.

Sar la quatrième. Méditation»

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