‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 102 sur 293 · ARTICLE C · texte numérisé non relu

ARTICLE C

En la tristesse.

En la tristesse', que le pouls est foible et lent , et qu’on sent comme des liens autour du cœur , qui le serrent , et des glaçons qui le gèlent , et communiquent leur froideur au reste du corps ; et que cependant on ne laisse pas d’avoir quelquefois bon appétit , et de sentir que l’estomac ne manque point à faire son devoir, pourvu qu’il n’y ait point de haine mêlée avec la tristesse.

« ARTICLE ci.

Aa désir. •

Enfin je remarque cela de particulier dans le désir , qu’il agite le cœur plus violemment qu’au-

LES PASSIONS DE l'aBIE,#"*

cune des autres passions, et fournit au cerveau plus d’esprits, lescpiels, passant de là dans les muscles, rendent tous les sens plus aigus et toutes les parties du corps plus mobiles.

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