DEUXIÈME PARTIE
viens de dire de ces quatre passions, n’a lieu que lorsqu’elles sont considérées précisément en ellesmêmes , et qu’elles ne nous portent à aucune action: car, en tant qu’elles excitent en nous le désii*, par l’.entremise duquel elles règlent nos mœurs , il est certain que toutes celles dont la cause est fausse peuvent nuire, et qu’au contraire toutes celles dont la cause est juste peuvent servir, et même que, lorsqu’elles sont également mal fondées , la joie est ordinairement plus nuisible que la tristesse, pourceque celle-ci donnant de la retenue et de la crainte , dispose en quelque façon à la prudence, au lieu que l’autre rend inconsidérés et téméraires ceux qui s’abandonnent à elle.