‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 144 sur 293 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

a tant de pouvoir, que la tristesse et les larmes qui l’accompagnent ne peuvent rien diminuer de sa force. Et lorsque nous lisons des aventures étranges dans un livre , ou que nous les voyons représenter sur un théâtre, cela excite quelquefois en nous la tristesse, quelquefois la joie, ou l’amour, ou la haine, et généralement toutes les passions, selon la diversité des objets qui s’offrent à notre imagination; mais avec cela nous avons du plaisir de les sentir exciter en nous , et ce plaisir est une joie intellectuelle qui peut aussi bien naître de la tristesse que de toutes les autres passions.

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