TROISIÈME PA II TI K
trui. C’est pourquoi ils ne méprisent jamais personne ; et , bien qu’ils voient souvent que les autres commettent des fautes qui font paroître leur foiblesse, ils sont toutefois plus enclins à les excuser qu’à les blâmer, et à croire que c’est plutôt par manque de connoissance que par manque de bonne volonté qu’ils les commettent; et, comme ils ne pensent point être de beaucoup inférieurs à ceux qui ont phis de biens ou d’honneurs , ou même qui ont plus d’esprit, plus de savoir, plus de beâuté , ou généralement qui les surpassent en quelques autres perfections , ^uissi ne s’estiment - ils poinl beaucoup au-dessus de ceux qu’ils surpassent, à cause que toutes ces choses leur semblent être fort peu considérables à comparaison de la bonne volonté pour laquelle seule ils s’estiment, et laquelle ils supposent aussi être, ou du moins pou- % voir être, en chacun des autres hommes.