‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 162 sur 293 · TROISIÈME PARTIE. I · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. I

vais usage de ces deux passions : car d’autant qu’on a lame plus noble et plus généreuse , d’autant at-on plus d’inclination à rendre à chacun ce qui lui appartient; et ainsi on n’a pas seulement une très profonde humilité au regard de Dieu , mais aussi on rend sans répugnance tout l’honneur et le respect qui est dû aux hommes , à chacun selon le rang et l’autorité qu’il a dans le monde , et on ne méprise rien que les vices : au cyhtraire, ceux qfii ont l’esprit bas et foihle sont sujets à pécher par excès , quelquefois en ce qu’ils révèrent et craignent des choses qui ne sont dignes que de mépris, et quelquefois en ce qu’ils dédaignent insolemment celles qui méritent le plus detre révérées; et ils passent souvent fort promptement de l’extrême impiété à la superstition , puis de la superstition à l’impiété, en sorte qu’il n’y a aucun vice ni aucun dérèglement d’esprit dont ils ne soient capables.

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