‹ Œuvres de Descartes (volume 2)Chapitre 247 sur 293 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

que endroit du ciel qu’ellç puisse s’ètre trouvée au commencement, elle a dû en peu de temps s’aller rendre contre la superficie extérieure du petit ciel ABCD, et que, s’y étant une fois jointe, elle doit toujours après suivre son cours autour de T , avec les parties du second élément qui sont vers cette superficie.

Car, puisque nous supposons qu’elle auroit justement autant de J^rce que la matière de ce ciel à tourner suivant le cercle NACZ, si l’autre planète n’y étoit point , il faut penser qu’elle en a quelque peu plus à tourner suivant le cercle ABCD, à> cause qu’il est plus petit, et par conséquent qu’elle • s’éloigne toujours le plus qu’il est possible du centre T ; ainsi qu’une pierre étant agitée dans une fronde tend toujours à s’éloigner du centre dir cercle qu’elle décrit. Et toutefois cette planète étant vers A , n’ira pas pour cela s’écarter vers L4, d’autant qu’elle entreroit en un endroit du ciel dont la matière auroi^la force de la repousser vers- le cercle NACZ ; et tout de même étant vers C , elle n’ira pas descendre vers K , d’autant qu’elle s’y trouveroit environnée d’une matière qui lui donneroit la

force de remonter vers ce même cercle NACZ:

. . • * elle n’ira pas non plus de B vers Z, ni beaucoup

moins de D vers N, d’autant qu’elle n’y pourroit

aller si facilement ni si vite que vers C et vers A; si*

bien qu’elle doit demeurer comme attachée à la

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superficie du petit ciel ABCD, et tourner continuellement avec elle autour de T , ce qui empêche qu’il ne se forme un autre petit ciel autour d’elle qui la fasse tourner derechef autour de son centre. * Je n’ajoute point ici comment il se peut rencontrer un plus grand nombre de planètes jointes ensemble , et qüi prennent leur cours l’une autour de l’autre, comme celles que les nouveaux astronomes ont observées autour d^Jupiter et de Saturne, car je 11’ai pas entrepris de dire tout; et je n’ai parlé en particulier de ces deux qu’afin de vous «représenter la terre que. nous habitons par celle . qui est marquée T, et la lune, qui tourne autour d’elle , par ceHe qui est marquée (£.

•in* **

Mais je désire maintenant que vous considériez quelle est la pesanteur de cette terre, c’est-à-dire la force qui unit toutes ses parties, et qui fait qu elles tendent toutes vers son centre, chacune plus ou moins, selon quelles sont plus ou moins -grosses et solides; laquelle n’fest autre et ne conr siste qu’en ce que les parties du petit^ciel qui l’en-

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