DU TRAITÉ DE LHOMME
La réfraction de l’humeur cristalline rend la vision plus forte et plus distincte.
La couleur noire qui est au dedans de l’œil sert aussi à
rendre la vision plus distincte.
r Le changement de figure de l’humeur cristalline sert aussi à la distinction des images.
Le changement de grandeur en la prunelle sert à modérer la force de la vision. T" * . ■ •
Que la petitesse de la prunelle sert aussi à rendre la vision plus distincte. »
Que l’âme ne pourra voir distinctement qu’un seul point de l’objet. ’ . *
Quels objets sont agréables ou désagréables à la vue.
Comment on voit la situation, la figure, la distance et la grandeur des objets.
Qu’on s’y peut souvent tromper, et pourquoi l’on voit quelquefois les objets doubles.
Pourquoi ils paroissent autrement situés qu’ils ne sont, et pourquoi plus éloignés ou plus grands. * •
Que tous les moyens de connoître la distance des objets sont incertains.
De la faim , et d’où vient l’appétit de manger de certaines viandes.
De la soif, et comment elle est excitée.
De la joie et de la tristesse , et des autres sentiments intérieurs. »
Belle comparaison qui explique d’où dépendent toutes les fonctions de cette machine. .
Que les diverses inclinations naturelles dépendent de la diversité des esprits.
Que le suc des viandes rend le sang ordinairement plus grossier.
Que l’air dé la respiration rend les esprits plus vifs et v
plus agités.
TABLK
Que lé foie bien disposé les rend plus abondants et plus également agités.
Que le fiel les rend plus vifs et plus inégalement agités.
Que la rate les rend moins abondants et moins agités.
Que .te petit nerf du cœur cause le plus dë diversité dans les esprits. À ** :**: *•
De la structure du cerveau de dette machine.
Comment se fait la distribution des esprits , et d’où vient
l’éternuement et l’éblouissement ou vertige.
Quelle différence il y a entre le cerveau d’un homme qui veille et «elui d’un homme qui dort.
* Comment sé forment les idées des objets dans le lieu destiné à l’imagination et au sens commun.
Que les figures des objets se tracent auss^i en la superficie * intérieure du cerveau. .
Qu’il s’en trace auSsi sur la glande, qui se rapportent à ' celle des objets.
Què ces figurçs ne sont'que les diverses impressions que reçoivent les Aprits en sortant de la glande. .
Que ces impressions sont les seules idées que l’âme contemplera pour sentir ou imaginér.
Quelle différence il y a ‘entre sentir 'et imaginer.^ .
Comment les traces ou. les idées des objets se réservent en la mémoire. <
• Comment le souvenir d’une chose peut être excité par une autre. u: 1 ,
Qu’il faut fort peu de chose pour déterminer la glande à s’incliner d’un côté ou d’autre.
Que la différence qui est entre les esprits est' l’une des causes .qui la déterminent.
Quel est le principal effet des esprits qui sortent de la glande.
En quoi consiste l’idée du mouvement des membres, et que sa seule idée le peut causer.
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Comment une idée peut être composée de plusieurs; et d’où vient qu’alors il ne paroît qu’un seul objet.
En quoi consiste l'idée de la distance des objets.
Que la diverse situation de la glande peut faire sentir divers objets sans aucun changement dans l’organe.
Que les vestiges de la mémoire sont aussi une des causes qui font pencher la glande.
Comment se forment les fantômes en l’imagination de ceux qui rêvent étant éveillés.
'Que cette machine peut imiter les mouvements qui se font en sa présence.
Que l’action des objets extérieurs est la plus ordinaire cause qui détermine le mouvement de la glande.
Que les diverses idées qui s’impriment sur la glande s’empêchent l’une l’autre.
Que la présence d’un objet suffit pour disposer l’œil à en bien recevoir l’action. ,
Quelle différence il y a entre l’œil disposé à regarder un objet proche ou un éloigné.
Que les pores du cerveau peuvent être d’autant plus ouverts, que l;œil est mieux disposé à recevoir l’action de son objet.
Que la glande se penche plus aisément du côté qui sert à mieux disposer l’œil.
Qu’est-ce qui commence ordinairement à faire mouvofr et incliner la glande quelque part.
Comment les esprits sont conduits dans les nerfs pour mouvoir cette machine.
De six diverses circonstances d’où peuvent dépendre ses mouvements.
La premièré est le lieu d’où procède l’action qui ouvre le passage aux esprits.
La seconde, les diverses qualités de cette action.
5a4 TABLE DU TRAITÉ DE l’hOMME.
La troisième est la disposition naturelle ou acquise des petits filets qui composent la substance du cerveau.
Qu’il y a presque toujours deux sortes de mouvements qui procèdent de chaque action.
La quatrième e'st l’inégale force des esprits; et comment elle peut changer la détermination de leur cours.
Comment cette machine peut sembler hésiter dans ses actions.
La cinquième est la diverse situation des membres extérieurs.
Comment cette machine marche.
Du sommeil, et en quoi il diffère de la veille.
Des songes, et en quoi ils diffèrent des rêveries de la veille.
Comment cette machine peut s’éveiller étant endormie , et au contraire.
De ce qui la peut exciter à trop dormir ou à trop veiller; et des suites que cela peut avoir.
Réflexion sur tout ce qui a été dit de cette machine.
Que toutes les fonctions qui lui ont été attribuées sont des. suites de la disposition de ses organes. *
TABLE
ntr TRAITÉ