PREMIÈRE PARTIE
du cœur, ou bien qui agitent tellement les autres parties d’où le sang lui est envoyé , que ce sang y étant raréfié d’autre façon que de coutume, il envoie des esprits au cerveau qui sont propres à entretenir et fortifier la passion de la peur, c’est-àdire qui sont propres à tenir ouverts ou bien à ouvrir derechef les pores du cerveau qui les conduisent dans les mêmes nerfs : car de cela seul que ces esprits entrent en ces pores, ils excitent un mouvement particulier en cette glande, lequel est institué de la nature pour faire sentir à l’âme cette passion ; et pourceque ces pores se rapportent principalement aux petits nerfs qui servent à resserrer' ou élargir les orifices du cœur, cela fait que l’âme la sent principatyltient comme dans le cœur.