DEUXIÈME PARTIE. I
des autre», il me semble que c’est toujours un même mouvement qui porte à la recherche du bien , et ensemble à la fuite du mal qui lui est contraire. J’y remarque seulement cette différence, que le désir qu’on a lorsqu’on tend vers quelque bien .est accompagné d’amour, et ensuite d’espérance et de joie, au lieu que le même désir, lorsqu’on tend à s’éloigner du mal contraire à ce bien , est accompagné de haine , de crainte et de tristesse; ce qui est cause qu’on le juge contraire à soi-même. Mais si on veut le considérer lorsqu’il se rapporte également en même temps à quelque * bien pour le rechercher, et au mal opposé pour l'éviter , on peut voir très évidemment que ce n’est qu’une seule passion qui fait l’un et l’autre.