‹ Œuvres de Descartes (volume 3)Chapitre 31 sur 62 · I. « l'attaquerais volontiers , etc · texte numérisé non relu

I. « l'attaquerais volontiers , etc

Réponse. Je crois m’ê^e-déjà ci-devant assez purgé de l’inconstance dont vous m’accusez ; et pour votre argument, je n’en comprend» ni la matière ni îa forme: car, pour la matière, vous le fondez sur une définition de la lumière que vous supposez que j’ai donnée , bien qu’il soit très vrai que je n’ai eu intention d’en donner aucune , comme'j’ai assez témoigné dès la page 3 , et vous l’avez aussi assez reconnu. Puis , pour la forme , vous le commencez par une conséquence, en disant ,

« Puisque le soleil est premier que ce mouvement, duquel il est la cause efficiente; »où je ne vois point d’ânt飧dent : car si la lumière j c’est-à-dire lux ,

LETTR E S

est l’action ou le Incuiyemeut dont le soleil pousse la matière subtile qui l’enviforwiè,, jcomme vous voulez avec moi supposer , il ne suittpa^de là qu’il soit premier que cette action,, ni qu’il en soit la cause efficiente,, et l’on: peut dire qu’elle e$t erl lui de sa nature. Ou si vous-voulez <|u’il soit premier qu’elle, ce sera seulement en même façon que l’homme est premier que sa raison , en tant qu’il doit être ou exister avant qu’il puisse en user, et ainsi votre seconde conséquence , qui est que le soleil de sa nature n’aui*â donc' point de lumière , ou que sa lumière n’est pas comprise en ma définition , et qu’elle est première que celle que je définis , me semble être de même nature que jgi de ce qu’on auroit, dit que l’homme par sa raison découvre beaucoup de vérités , vous infériez qu’il n’a donc point de raison de sa nature , ou que sa raison n’est pas comprise en cette définition , etc. Mais pour nous accorder, je veux bien vous^ dire que je n’ai ni défini , ni même parlé en aucune façon de ce je ne sais quoi que vous nommez peutêtre du nom de lumière , et que vous supposez être dans le soleil outre son mouvement ou son action ; car, pouvant démontrer par cette action tous les phénomènes de la nature touchant la lu- ' raière, je n’ai pas besoin d’y rien éonsidérer davantage : et je ne veux point aussi m’amuser à réfuter ce que les autres y supposent de plus , suivant ce

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