‹ Œuvres de DescartesChapitre 41 sur 106 · On ne saurôif nier que tout espace ne soit · texte numérisé non relu

On ne saurôif nier que tout espace ne soit

«rempli de quelque substance. »

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Je l’ai accordé pour le bien de la paix, mais je

n’en ai pas une idée bieii claire ; car si Dieu anéantissoit l’univers, et qu’il en créât un autre de rien long-temps après, cet inter-monde ou cette privation du monde auroit sa durée, dont la mesure scroit un certain nombre de jours, d’années, ou de • siècles. Il y a donc la durée d’une chose qui n’existe point, laquelle durée est. une espèce d’extension; et par conséquent l’étendue du néant , c’est-à-dire du vide, peut être mesurée par aunes ou par lieües, comme la durée de ce qui n’existe point peut être' mesurée dans son inexistence par heures, par jours et par mois. Mais je vous passe , sans y êtye néanmoins forcé, qu’en tout espace il y a quelque substance; je ne la ferai pas néanmoins corporellë, puisque l’extension ou la présence divine peut être le sujet de ce qui peut être mesuré : je dirai, par exemple, que la présence, ou l’extension divine occupe une ou deux lieues dans un tel ou tel vide', sans qu’il s’ensuive que Dieu soit corporel , comme nous avons dit ci-dessus dans l’instance cinquième. Mais nous traiterons ailleurs cette question.

4- * Je dis qu’il implique contradiction qu’une • telle étendue, etc. »

Je demanderois ici volontiers s’il est nécessaire, ou qu’il y ait une étendue telle que vous la concevez dans le corps, ou qu’il n’y en ait aucune. En second lieu , puisque vous convenez qu’il y a d’autres choses que le corps qui sont étendues à leur manière, cette étendue d’analogie ou de rap*Vport, comme vous l’appelez, ne peut-elle pas tenir la place de l’étendue corporelle, sans que cela * implique contradiction, surtout cette extension d’analogie ayant thnt de rapport à la véritable* étendue qu’elle est capable d’être mesurée, et qu’elle remplit un certain nombre de pieds ou . d’aunes ?

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