A M. DE SG AK T ES
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f t (Lettre 19 du tome II. Version.)
Monsieur,
Nous n’avons pas plus tôt reçu les lettres que vous avez pris la peine de nous écrire d’Egmond le' quatrième de ce mois, que nous avons donné jour au recteur de l’académie, et aux professeurs en théologie et philosophie, et aussi aux recteurs du collège de théologie, pour comparoître devant nous; et nous leur avons défendu très expressément à tous , et à chacun d’eux en particulier, de faire dorénavant aucune mention de vous, ni de vos opinions, dans leurs leçons, disputes, ou autres exercices académiques, et leur avons ordonné
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de s’en taire entièrement; en quoi ayant satisfait, comme nous pensons, autant que nous avons pu à votre désir, nous ne doutons point que de votre côté vous ne correspondiez au nôtre. C’est pourquoi nous vous prions aussi de tout notre pouvoir de vous abstenir de parler et d’agiter davantage cette question, que vous dites avoir été impugnée par les professeurs de notre académie, par un régent de notre collège et par nos théologiens , de peur des inconvénients qui en pourraient arriver de part et d’autre, que nous jugeons être de notre devoir et du bien delà république de prévenir. Enfin, nous prions Dieu qu’il veuille vous conduire par son esprit et vous conserver en santé. Donné à Leyde le iô des calendes de juin 1647.
Par les curateurs de l’académie, et les consuls de la ville de Leyde. Par leur secrétaire, Jean de We- .♦ velichoven.
A M. DESCARTES
(Lettre 20 du tome II. Version.)
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Monsieur ,
Puisque , dans le même temps que vous avez bien voulu exposer les sujets de vos plaintes
à MM. les curateurs de l’académie, et à MM. les 'consuls de la ville deLeyde, vous m’avez aussi fait l’honneur de m’écrire, j’ai cru que, pour répondre à votre attente, il étoit de mon devoir d’accompagner leurs lettres publiques des miennes; et je me suis acquitté d’autant plus volontiers de cette partie de mon devoir, que j’ai reconnu que vous aviez quelque confiance en moi et en ma recommandation; non que pour cela je veuille me vanter que le soin que j’ai apporté en cette affaire vous ait en aucune façon été utile; car ce n’est qu’a vous seul, et à l’équité de MM. les curateurs et de MM. les consuls, que vous. devez attri- *.Jjbuer ce dont votre courtoisie me vouloit aussi être • redevable. Mais pourceque je vois par là que je puis avoir quelque espérance de pouvoir vous •„ rendre service quand l’occasion s’en présentera , c’est pourquoi je prie Dieu qu’il vous conserve toujours en bonne santé. A La Haye, le i3 des calendes de juin 1 647.
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