PRÉFACE DE L'AUTEUR
II '■'■lï;;»i,jii. .
Mon principal objet, dans cette publication, est de faire connaître le plan démon cours , et par-là de faciliter les études de ceux qui le suivent. Dans un
embrasse nécessairement une grande variété de recherches, il est difficile que l'auditeur ne laisse jamais échapper le fil qui conduit d'un sujet à un autre; les leçons finissent par prendre l'apparence de discours détachés, et l'on court le risque de perdre les avantages qui dérivent de la liaison et de la méthode. Voici des esquisses qui non-seulement, j'espère, obvieront à cet inconvénient, mais me permettront encore, pour l'avenir, de nie livrer à ilis explications et à des digressions, auxquelles il était peu convenable que je m'abandonnasse, tant que le travail de découvrir l'enchaînement de mes doctrines était imposé à l'intelligence de mes élèves.
Tout en exécutant le dessein que je viens de dire, j'ai essayé d'établir, sous choque chef, un petit nombre de principes que je tenais à imprimer dans la mémoire de mes auditeurs , ou que j'estimais propres à soulager leur attention durant la discussion des questions étendues et difficiles.
La partie do la philosophie morale qui se rapporte aux principes de la politique, étant moins abstraite que les antres , je me suis eonlenté d'éuumércr simplement, les artic le!. 1rs plus importants qui sont traités dans eut te troisième di\ isinn de mon cours. Il est à pi' ii le iiéeessaire lie pré» enir i|iie . dans culte cuumération . je n'ai rien cherché qui ressemblât à un nrrnogeiueiit s; slémaliqur , et qu't n développant les titres qu'elle l'untienl je suis obligé, par les borne» étroites d'un i ■iiseépienienl iie.uléni tque . a me renlermer dans les points de vue les plus généraux. Dès que mes autres engagements me laisseront le loisir qu'evige une telle enlreprise. j'essaierai un cours pariieiilier sur ee sujet aussi éiendu que difficile.
Quant à mon plan général . cens qui sont le moins du inonde familiers avec les écrits des mnralisles . s'apercevront que j'ai suivi presque entièrement dans sa combinaison l'ordre parlii-ulier de nies propres idées. Kn prenant ee parti . j'étais loin de supputer que mon arrangement pourrait avoir aux yeux du publie quelque aianla;;e sur ceux de mes prédécesseurs; mais je pensais qu'un plan. Iraeé d'après mes habitudes, s'exécuterait mieux entre mes mains qu'un autre, quelque parlait qu'il fut, suggéré par des idées étrangères,
DUtiALD STEWART, Cullige ifÉdimbuurg , 8 novombr,. i 79 ï.