‹ Œuvres de F.-B. Hoffman (volume 5)Chapitre 98 sur 117 · LES ADIEUX · texte numérisé non relu

LES ADIEUX

Je souffre, hélas! sans espérance, D'un mal que rien ne peut dompter; Mon seul remède est dans l'absence :

Faut-il partir? faut-il rester?

Mais désirer toute sa vie , Et ne jamais rien obtenir; Toujours aimer ingrate amie, C'est trop de mal : il faut partir.

Pourtant un jour, m'a dit Glycère, Mon cœur ne peut te résister i Amitié tendre est ton salaire. Ali! répondis-je, il faut rester.

Mais soupirer toute sa vie Sans faire naître un seul soupir ; Brûler d'amour pour froide amie, C'est trop de mal : il faut partir.

Si pourtant cette amitié tendre , A chaque jour peut s'augmente^ Et si l'amant peut s'y méprendre, Ah ! je crois, moi, qu'il faut rester. Non , non , mon cœur en vain l'espère , Et dès demain il faut partir; Mais aujourd'hui, dis-moi, ma chère, Quand ton ami doit revenir.

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