SUR F.-B. HOFFMAN. XXI
aux protubérances qui lui fallut combattre les somnambules et les magnétiseurs. Ces disciples de Mesmer trouvèrent en leur adversaire un ennemi d'autant plus redoutable, qu'il leur concédait tout ce que la raison ne pouvait leur refuser. L^ayant questionné plusieurs fois sur ce qu'il pensait du magnétisme , il m'a toujours répondu qu'il n'avait pas à ce sujet une incrédulité complète ; il avait été témoin de plusieurs faits qui l'empêchaient de se prononcer affirmativement sur cette matière. Il croyait bien que des compères se mettaient aux ordres des charlatans 5 mais il ne pouvait se persuader que, sans une cause extraordinaire, le sommeil magnétique rendît un homme entièrement insensible à la douleur 5 c'est ce qu'il avait vu chez M. de Puységur, où il appuya, par mégarde, le pied d'un énorme fauteuil sur le pied d'un dormeur , sans que ce coup imprévu fît faire à celui-ci le moindre mouvement. Une autre fois il y vit un magnétisé dont les jambes étaient si près de la cheminée qu'une de ses bottes brûla ; le feu avait déjà gagné les chairs lorsqu'on jugea qu'il était urgent de le ré-