‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 121 sur 263 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Les Précédeîss, STRATONICE.

( Le médecin reprend sa place , le père V observe , et la princesse entre et s'avance sans être vue. )

STRATONICE, à part.

Je tremble, mon cœur palpite;

D'espoir, de crainte il s'agite

Je chancelle à chaque pas

Dieux ! ne me trahissez pas.

ERASISTRATE

C'en est donc fait, plus d'espérance.

Je ne puis donc rien obtenir.

ANTIOCHUS

Vous augmentez ma souffrance ; En paix laîssLZ-moi mourir.

jl TROIS.

ERASISTRATE

Silence qui me désespère !

sÉLEUCus et STRATONICE, à part.

O tourment qui me désespère !

STRATONICE, à part.

Cher priuce !

sÉLEUcus , à part.

Trop malheureux père.

ANTiocHUs aperçoit Stratonice.

Que vols-je?

ERASiSTRATE ohserve Antiochus.

Il se troubie, il se tait.

( Erasistrate prend la main 'du prince , il sent au pouls une agitation extrême , et il ne sait d'où cela lui survient si subitement ; mais en tournant un peu la tête , il aperçoit Stratonice qui paraît émue , et il voit Antiochus qui se voile la figure. Alors , après un moment de silence et de réflexion , il se lève et dissimule la découverte qu il a faite. Séleucus et Stratonice prennent son silence pour un mauvais augure sur la maladie du prince , et chacun dit , à part , l'ensemble qui suit. )

ENSEMBLE ul (lUuiTRE, tOUS à part.

ERASISTRATE

Plus de doute , plus de mystère.

L'amour , l'amour est son secret, Et de ses vœux voilà l'objet.

ANTIOCHUS

Que devenir! que vaisr-je faire!

Juste ciel ! aux yeux de mon père Dérobez ce fatal secret.

SÉLEUCUS , observant le médecin.

Dieux! quel silence, quel mystère!

l58 STRATONICE,

Il se trouble : malheureux père!

On va prononcer ton arrêt.

STRATON'iCE , observant le médecin.

O tourment qui me désespère !

Quel trouble! quel affreux mystère !

Il va prononcer ton arrêt.

sÉLEucus , à Erasistrate.

Parlez, parlez, de sa souffrance Pouvez-\ous arrêter le cours ?

ERASISTRATE ^- dîs Simulant.

Cruel destin! faible espérance 5 Du prince les dieux seuls peuvent sauver les jours.

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