‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 175 sur 263 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ÉMIRÈNE , seule.

Au milieu du bonheur que le sort me présente ,

Je ne sais quel pressentiment

Trouble mon cœur et l'épouvante....

Et je tremble pour mon amant.

Eloignons de nos yeux cette funeste image , Concevons, s'il se peut, un plus heureux présage.

Espérons tout des immortels:

Oui , Pharnaspe , les dieux prendront soin de ta vie ; Nous reverrons bientôt notre chère patrie, Mon père, nos amis, nos temples, nos autels, Et l'hymen serrera la chaîne qui nous lie.... J'entends des cris affreux, et des gémissemens...

Le bruit s'apaise.... Il recommence....

Au haut de ces rochers quelle foule s' avance? Dieux! ce sont des Romains qui courent aux combats. Fuyons. A leurs regards ne nous exposons pas. Grands dieux ! de mon époux écartez les alarmes.

( Elle sort. )

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