‹ Œuvres de F.-B. HoffmanChapitre 180 sur 263 · CHŒUR DE SOLDATS ROMAINS · texte numérisé non relu

CHŒUR DE SOLDATS ROMAINS

A la mort qu'il n'échappe pas.

Laissez-nous à vos yeux lui donner le trépas.

ÉMIRÈNE accourt.

Barbares , arrêtez , épargnez la victime.

COSROÈS , à part.

Ma fiUe !

ÉMIRÈNE.

Mon époux n'est point l'auteur du crime , Le meurtrier est un Romain.

ADRIEN, et tous les Romains.

Ciel!

ÉMIRÈNE.

Je l'ai vu sortir de cette grotte sombre,

270 ADRIEN

J'ai vu le fer sanglant qu'il tenait dans sa main , Il a fui dans ce temple, il s'y cache dans l'ombre.

COSROES , se montrant.

Ne cherche pas plus loin , tu vois le criminel.

ADRIEN

Un Parthe déguisé !

ÉMIRÈNE-

Dieux! c'est mon père!

O ciel !

Cosroès !

ADRIEN

Cosroès !

COSROÈS.

Oui , tyran , c'est lui-même ; Il a soif de ton sang , il veut s'en abreuver. { // court sur Adrien , mais les Romains lui arrachent le fer et le saisissent. )

ADRIEN

Traître, connais des dieux la justice suprême; Ils ont trompé ta rage, ils m'ont su préserver. jNIais ton supplice est prêt, et ta mort est certaine.

ÉMIRÈNE.

Ah! seigneur, écoutez....

ADRIEN

Je n'écoute plus rien.

ÉMIRÈNE.

Verrez-vous sans pitié la tremblante Emirène ?

■ ■il

ADRIEN , à Cosroès.

Tu désirais mon sang, je verserai le tien,

Ne crois pas m'effrayer.

ADRIEN

Soldats , qu'on les entraîne.

ENSEMBLE

ÉMIRÈNE.

Ah! cruels, rendez-moi mon père , mon époux.

PHARNASPE.

Dieux! sauvez Cosroès, je me livre à vos coups.

ADRIEN

Qu'ils meurent ! rien ne peut apaiser mon courroux.

COSROÈS.

Cosroès en mourant bravera ton courroux.

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